C.S. SAINT GEORGES LES BAILLARGEAUX : site officiel du club de foot de ST GEORGES LES BAILLARGEA - footeo

AYMERIC BOSDONNAT, LA FORCE TRANQUILLE

20 mai 2015 - 14:42

Même lorsqu'une équipe galère toute une saison en fin de tableau, il arrive qu’un joueur réalise une très bonne saison. Aymeric Bosdonnat est de ceux-là. Portrait du Thomas Muller baillargeois.

Vous ne pourrez pas le louper. Entouré de ses potes de toujours que sont Nicolas Joyaux, Guillaume Augé, Quentin Duchêne ou encore Jérémy Eyermann, Aymeric Bosdonnat se pointe avec ses grands compas et ses petites chaussettes oranges sur le terrain d'entraînement. Ca rigole, ça se taquine, ça se chambre pas mal, ça raconte les exploits du week-end des uns et des autres. C'est comme ça depuis quinze ans, et ce n'est pas prêt de changer. Enfin peut-être que si, peut-être bientôt. Celui que beaucoup voient comme meilleur élément de la génération 9 (avec Yoann Beillard), pourrait bien s'envoler ailleurs, tant son talent commence à être à l'étroit dans ce CSSG taille 1ère Division. Il faut dire que celui qui fut clairement le meilleur baillargeois cette année aura tout fait pour sauver son club de cœur dans cet exercice 2014/2015. Tant au niveau de l'investissement que dans la prise de responsabilité. Et s'il part, il pourra avoir, plus que quiconque, l'esprit tranquille. A 25 ans, celui que l'on surnomme "Bosdo", arrive à maturité. Une maturité qui fut longue à se dessiner. Mais ce n'est pas un problème, Aymeric Bosdonnat n'est jamais pressé. Et puis avec lui, il n'y a jamais de problème, tout est sous contrôle.

Certes, il a toujours tenu une place centrale dans le groupe, sur et en dehors du terrain. Il mit cependant du temps à définitivement se placer en leader de l'équipe fanion. La faute, d'abord, à un physique un peu frêle et en fin de croissance, qui aura du mal à encaisser les premiers impacts des catégories séniors. Celle aussi d'un manque de réussite devant le but, une petite lacune pour celui qui évoluait neuf et demi entre ses 16 et 18 ans. Ses potes d'enfance ne manqueront d'ailleurs pas de lui rappeler sa force de frappe à cette époque, lors des exercices devant le but. Et puis vient la saison 2008/2009 où son travail et son assiduité à l'entrainement (qui est toujours d'actualité) paient, et lui permettent de devenir un élément incontournable. Il devient le caractère emblématique de la montée en régime de la génération 90-92, d'abord en moins de 18 ans, puis en équipe 2, et très vite en équipe première. Avec Eric Roy, son rôle est mieux défini, et il sera le grand artisan de la montée de l'équipe 1 en seconde division à l'issue de la saison 2009/2010, avec la bagatelle de 27 buts au compteur, toutes compétitions confondues. L'amoureux de la variété française, du Barça, de la tartiflette et de Jessica Alba, a pris son envol : on ne l'arrêtera plus. "Elastico" (surnom qu'on lui prête pour sa capacité à toujours récupérer le ballon perdu avec l'aide de ses grandes jambes) commence à se faire un nom dans le petit monde du ballon rond local. Il faut dire que le bonhomme possède l'attirail du parfait meneur de jeu à l'aube de la saison 2011/2012, celle qui verra notre équipe atteindre l'élite départementale. Intelligence, qualité de passe, ruse, vision du jeu, combativité, sang froid dans le dernier geste, endurance et vitesse, sont les armes avec lequel il s'emploie à faire progresser son équipe dans la hiérarchie du foot. On loue alors  sa simplicité de jeu, et il ne manque qu'à parfaire un jeu de tête encore défaillant, ainsi qu’un leadership à mieux exploiter, pour que celui qui portait un serre tête et des cheveux longs à 15 ans ne devienne le joueur le plus complet de cette dernière décennie au CSSG. En première division, son jeu se raffermit, gagne en agressivité, et lui qui mesure 1.80 trouve même l'occasion de marquer de la tête plus régulièrement. Sa polyvalence lui vaut de jouer attaquant, quelques fois ailier, 10, souvent 8 ou 6, voire en défense centrale. Mais la plupart des habitués des Sablières sont d'avis de penser que son meilleur poste reste au cœur du jeu, en métronome offensif. Ces changements de poste le déséquilibrent un peu. Il perd en efficacité et fini par demander à Eric Roy d'occuper un poste  plus fixe sur le terrain, preuve que sa personnalité s'affirme.

 

Cette année, il hérite du brassard à la mi-saison et se montre exemplaire sur le terrain, mais aussi en dehors. On apprécie son caractère franc et sa logique d'esprit. S'il ne vous a pas trouvé bon ou si  quelque chose que vous avait faite n'est pas à son goût, il le dira, dans son humour habituel et avec un petit conseil en prime. Que son avis vous soit flatteur ou non, il vous le donnera, mais sans se poser en donneur de leçon. Ses amis l'apprécient pour cela aussi : pour "Bosdo", il y a rarement de conflit possible parce qu'il ne tourne pas autour du pot. Le plus rassurant pour son entourage, c'est la confiance en soi qu'il dégage et qui se caractérise par une sorte de force tranquille, sur laquelle on peut compter à tout moment. Arrivé à son quart de siècle, Aymeric Bosdonnat est certainement à son meilleur niveau, même si des petites blessures l'on empêché d'atteindre ce climax plus tôt. C'est l'une des rares faiblesses de cet ex-tennisman et sportif dans l'âme, dont l'autre capacité est de pouvoir rester devant la télé pendant des heures en partageant une bière avec ses potes. Sans problème. 

Commentaires

LE CSSG RECRUTE !

                                 DESCRIPTION...